Bővebb ismertető
PREFACE
Stendhal, en 1833, est consul de France a Civita-Vecchia, dans les Etats pontificaux. Nommé en 1830, au lendemain de la révolution qui a chassé définitivement les Bourbons et mis sur le trône leur cousin d'Orléans, il est rentré au service de l'Etat, apres seize ans d'inactivité. Ce retour en grâce l'a-t-il réconcilié avec son pays? A-t-il surmonté l'amertume, la colere qu'il avait éprouvées devant la politique et la société françaises de la Restauration? Cesse-t-il de se considérer comme un émigré, voire comme un proscrit, et signe-rait-il encore l'un de ses livres, comme il l'avait fait en 1817 pour la premiere édition de Rome, Naples et Florence, du nom d'un ancien officier de cavalerie <( qui a cessé d'etre Français depuis 1814 »? Maurice Bardeche a mis en lumiere de façon décisive l'état d'esprit d'émigré de Stendhal en Italie. Il colore tous ses écrits, meme ceux qui sont les plus éloignés, par leur sujet — la peinture, la musique —, de la politique. Avec le recul obligatoire de plus de dix ans, Stendhal a mis dans Le Rouge et le Noir, qui paraît en 1830, toute la rancour accumulée pendant l'exil italien et la vie médiocre a Paris. Mais plus de dix ans ont passé, et voici de nouveau l'Italie, non pas l'agréable Milan sans doute, avec les salons ou l'on conspire et la loge a la Scala, mais une sinécure a proximité de Rome, ou le consul de