Bővebb ismertető
Thomas s'arreta devant l'immeuble du centre de vacances. Le visage offert a la pluie, il contempla la façade en verre, les lettres au néon, imitant une sage écriture d'antan, l'enseigne du club en bleu pâle : Le bonheur d'une maniere ou d'une autre. .Avec les neuf kilos d'explosif dans le sac qu'il portait a la main, Thomas s'enivrait de l'asphyxie parisienne au gout d'essence. Son aspect jeune camouflait ses quarante-huit ans. Les cheveux châtains, les yeux verts ou dorés, un sourire désarmant, lui pretaient un charme dont il usait parfois, juste pour s'amuser. Il pénétra dans le hall, et il se trouva au milieu d'une vraie foire. Hommes et femmes, ou couples traînant des enfants, s'attardaient et discutaient devant les stands qui vantaient les mérites des endroits de vacances. D'un haut-parleur suintait une délicieuse voix de femme : Bornéo Connaissez-vous Bornéo ? Oiseaux de paradis, fleuves paresseux et orchidées vous y attendent. Le stand Bornéo est au fond du hall a gauche. N'hésitez pas a vous y rendre. Bornéo Tel un souffle amoureux, ce Bornéo mourait comme sur les levres d'une femme épuisée de plaisir Thomas se frayait un passage ; il répétait, poli : Pardon, pardon. Le sac de voyage rempli d'explosif heurtait parfois les gens.