Bővebb ismertető
Jetais malade, et vous m'avez visité
Sommaire
326 J'étais malade, et vous m'avez visité P. J. Baumgartner
328 Médecin a Formose Interview
332 Service médical volant en Rhodésie
338 Un pionnier de la morale médicale au Japon P. Th. Immoos
343 A ceux qui n'ont point vu le jour
348 La nouvelle cathédrale de Kyoto Interview
352 Le Courrle.r de Torry
354 L'enfant d'Hiroshima Isoko et Ichlrô Hatano
Editeurs:
Les Missionnaires de Bethléem Immensee SZ
Rédacteur
P.Jean Cottet, Ecole de Bethléem, Torry 1,1700 Fribourg
Nihil obstat:
J. Amstutz, Censor delegatus Imprimatur:
Johannes, ep. Curiensis
COUVERTURE: Danse populaire a l'occasion d'une fete a Musoma, en Tansanle
P. J. Baumgartner
La maladie et la souffrance font inéluctablement partie de notre existence. Chacun de nous rencontre un jour dans sa vie la maladie, soit qu'elle l'atteigne lui-meme, soit qu'elle frappe quelqu'un de ses proches.
Une pensée purement terrestre et matérialiste est tentée de voir dans les malades des éléments improductifs de la société. Dans la perspective de Jésus, il apparaît que les malades ont droit a notre sympathie et a notre amour aussi bien que les autres et meme avant les autres. Le royaume de Dieu, comme nous voyons Jésus l'annoncer, vient d'une maniere particuliere chez les pauvres et les méprisés, les petits et les humbles, les malades et les opprimés. Dieu leur apporte aide et salut. A nous d'imiter l'action miséricordieuse et bienfaisante du Saveur. Il ne nous est plus possible d'aimer Dieu si nous n'ouvrons pas notre cour a nos freres souffrants.
Ce n'est pas aujourd'hui qu'on a commencé a se préoccuper du sort des malades. Bien avant que l'Unesco, l'Organisation mondiale pour la santé et d'autres institutions entreprennent la lutte contre les maladies, l'Eglise s'en est souciée et s'est employée a soulager les hommes éprouvés par la souffrance. L'Eglise primi-
tive, déja, a pris tres au sérieux le grand devoir de l'amour du prochain. Dans l'exercice pratique de la charité, aussi bien a l'égard des paiens frappés par la maladie ou le malheur qu'envers leurs freres souffrants, les chrétiens des premiers siecles se distinguaient tres nettement de l'attitude courante d'alors. Denis d'Alexandrie célebre le dévouement des chrétiens, clercs et laics, qui, en 250 lors d'une épidémie, soignerent leurs freres malades sans crainte de la contagion et se sacrifierent pour eux, tandis que les paiens évitaient tout contact avec leur proches frappés par la maladie.
Tout au long des siecles l'Eglise est restée fidele a cette attitude qui la fait se pencher sur les malades avec prédilection. Nous nous contenterons de jeter un bref regard sur telle ou telle mission. Ainsi les chronistes nous affirment a plusieurs reprises que si les indigenes n'ont pas entierement disparus en Amérique, apres la découverte, cela est du aux hôpitaux fondés par les missionnaires. Au seizieme siecle, le Mexique fut plusieurs fois éprouvé par de terribles épidémies, qui risquerent d'anéantir completement la race indienne. Les moines franciscains et au-gustins entreprirent alors des efforts gigantesques