Bővebb ismertető
Les confessions d'un poete lyriqueLa Hongrie c'est la le titre des versions allemande, anglaise, française, hongroise, polonaise et russe du présent ouvrage est un pays petit par le nombre de ses habitants et par sa superficie, mais ses amis soutiennent qu'elle n'en est pas moins une grande puissance dans trois domaines : la musique, les mathématiques et la poésie lyrique. En regardant les couleurs séduisantes des photographies de Károly Gink, représentant des paysages et des villes de Hongrie, j'ai pensé que ce ne serait peut-etre pas faire preuve de patriotisme immodeste que d'ajouter a ces trois domaines un quatrieme, celui de l'art de la photographie. Nous proposerions ainsi au monde quelque chose qui, comme la musique ou les mathématiques, est compréhensible pour tous, car pour la grandeur et la valeur universelle de notre poésie lyrique dont nous autres Hongrois sommes le plus fiers, nous n'avons guere jusqu'a ce jour d'autre argument a avancer a ceux qui ne comprennent pas notre langue qu'une affirmation sur l'honneur, et cela meme si au cours de ces dix ou quinze dernieres années, des poetes comme Guillevic, Martinov, Hermiin, Fiihmann, Ted Hughes ou Edwin Morgan ont apporté aux lecteurs non hongrois le message des Liszt et des Bartok de la poésie hongroise.Or meme lorsqu'il ne s'agit que de photographies, un écrivain hongrois ne peut s'empecher d'énumérer, d'une seule haleine, ses titres d'orgueil et ses griefs. Mais cette fois c'est le charme des images de Károly Gink qui est en cause, cet artiste qui évoque les beautés naturelles et urbaines de la Hongrie en faisant frémir dans le tréfonds de la conscience hongroise des mélodies dont seule la poésie est capable. Károly Gink se rattache a la lingée de ceux qui font de la Hongrie un grand pays, dans ce quatrieme domaine qu'ont illustré Brassai, Capa, Aladár Székely, Márton Munkácsi, Károly Escher et Kata Kálmán. Parmi eux figurent des dramaturges de la lentille par ex. Capa ; des poetes épiques comme Székely et, enfin, des poetes lyriques, ce qui est d'ailleurs la chose la plus naturelle du monde, puisque tous ces artistes sont hongrois. Quant a Károly Gink, sa langue maternelle artistique particuliere est justement la poésie photographique et son style caractéristique, qui domine le présent album, est dans le traitement des couleurs et la richesse de leur fondue ensemble. Si l'on peut définir l'art comme la réalité vue a travers un tempérament, cette affirmation vaut davantage encore pour l'art de la photographie. La réalité du photographe est la réalité la plus naturelle, la plus intense, la plus palpable, la moins transposée, en un mot, la plus directe. A en croire le poete, János Arany, a savoir que la poésie est la réplique céleste de la réalité , alors la photographie est sa réplique terrestre. A preuve, le présent album. Mais justement parce que la réalité y est présente en quelque sorte sous son aspect matériel, l'alchimie artistique a besoin, pour pouvoir opérer, de l'intervention d'un tempérament poétique. Il est superflu de démontrer que c'est bien la ce qui s'est produit dans les images de Károly Gink : les quatre-vingts photographies-poemes en sont elles-memes la démonstration. Ce volume : ce sont les confessions d'un poete lyrique, sa maniere de voir la Hongrie ; il nous révele ce que l'artiste en voit, et ce qu'il voit de lui-meme. C'est la sensibilité d'une âme qui recouvre son film et cette émulsion est beaucoup plus sensible que toutes les solutions dont les chimistes se servent.Je pense que Károly Gink regarde ce qui depuis longtemps peut-etre depuis son enfance lui plaît le plus. Il le contourne, il s'en approche ; il élargit ou rétrécit l'obturateur, consulte le posemetre de ses souvenirs, et manie son télémetre avant de faire actionner son appareil. Et c'est grâce a cela que, a travers son tempérament, il découvre deux fauves, de style roman hongrois, sur le cőté de l'église de Ják. C'est ainsi qu'il