Bővebb ismertető
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Buda sur les hauteurs
En 1835, un noble anglais, Sir John Paget, écrivait apres avoir contemplé le paysage du haut du mont Gellért : « Nous avions a nos pieds le chapelet bleuté des collines de Buda, la plaine jaune sable de Pest et le majestueux Danube, émaillé d'îles verdoyantes ( ), et nous sommes restés la longtemps, fascinés par tant de beauté ( ). Cent-cinquante ans se sont écoulés depuis que les Turcs on été chassés de l'endroit, et durant cette période, les tristes ruines qu'ils laisserent derriere eux se sont transformées en une capitale européenne ! Ce n'est pas au bon plaisir d'un souverain que Pest doit son ascension, mais a l'énergie de ses habitants et a ses dispositions naturelles ( ), sur les rives d'un fleuve qui traverse la moitié de l'Europe et dans un site qui lui permet de s'étendre dans toutes les directions. Tout ceci permet de prédire a Pest-Buda un splendide avenir. »
Il est intéressant de rapprocher la description de Paget des constatations faites vers la meme époque, en 1842 par un géographe de Breme, Kohi. En bon Allemand amoureux de l'ordre, celui-ci note avec satisfaction : «Pest est construite régulierement, et le plan de la ville a été établi avec un soin méticuleux. De grandes arteres spacieuses et rectilignes rayonnent dans toutes les directions a partir du noyau central de la cité. » Cependant, le «laisser-aller» de Buda n'a pas l'heur de plaire : « ( ) on n'y trouve aucun systeme. On ne peut parler ni de centre des rues, ni de tracé rectiUgne. De ce fait, la ville ne possede pas de noyau réel, et aucun ordre ne préside a l'agencement des rues. La raison de ce phénomene réside dans un sol peu propice et dans la présence des collines limitant les rues, qui empechent la population de construire ses maisons de façon rationnelle ( ).»
Cette description est exacte, et vaut aussi bien pour aujourd'hui que pour hier.