Bővebb ismertető
PréfiaceLa beauté leur jut donnée par surcroît. Les puritains hétérodoxei partis vivre leur vérité parmi les sables plutőt que de consentir dans l'abondance a celle des autres, n'avaient pas souci de chercher le beau pour lui-meme en leur demeure. Non point qu'ils n'en eussent pas le gout, mais parce qu'ils n'en avaient pas le loisir. D'abord survivre. Le M'Zab est un exil d'exil : les Ibadites, qui les premiers sont venus occuper la Chebka, ont d'abord quitté Tahert pour Isedraten aux six cent mille palmiers, puis ils ont renoncé a la douceur de leur nouvelle patrie, a ses stucs, a ses sources, pour aller délibérément s'installer en une vallée que la crue oublie pendant des années.C'est dire que d'avance ils s'interdisaient le caprice et la g-atuité, voire la simple distraction. Contre les hommes et face aux éléments il leur a fallu vivre arc-boutés, tendus, agglomérés aussi. C'est le caractere des hommes, c'est aussi celui de l'architecture. Kien de plus concerté, voulu, mesuré. On ne vit pas a contre-courant de tout l'environnement sans une conscience aiguë et quotidienne de toutes les conditions d'existence. L'art des Ibadites est condamné a la vigilance.Mais que l'on ne s'y trompe pas, car a qui peut etre tenté de conclure que l'art du M'Zab volontiers devient artifice, il suffit d'un séjour, meme bref, au milieu des venelles étroites des cités de la Chebka pour se convaincre du contraire. Car ce que d'abord éprouve celui qui a choisi d'y demeurer, c'est justement le sentiment d'y vivre en accord. Avec quoi ? C'est ce qu'a pénétrer les cités du M'Zab on finit par clairement concevoir.Beni-It^uen, de l'oasis.