Bővebb ismertető
4-5 Dominés par des taches de végétation steppique et des rochers aux couleurs contrastées, les rudes paysages dit massif du Toubkal (Haut Atlas) offrent des décors fascinants dont l'homme semble absent.5 EN HAUT A GAUCHE Seule forme de végétation spontanée dans la zone désertique du pays, les palmeraies abritent parfaitement de la chaleitr étouffante de l'été les nomades et quiconque s'aventurera dans cette mer de sable.5 EN HAUT A DROITE Aux alentours d'Agadir, la cőte atlantique déploie ses majestueuses étendues sablonneuses vers l'océan. Quelques kilometres plus loin, les plages laisseront place aux falaises et a un littoral au charme irrésistible, mais beaucoup moins hospitalieromprendre le Maroc demande un effort, un effort semblable a celui de Pierre Loti. Dans l'esprit de l'écrivain, ce petit coin de terre africaine rimait avec chaleur, désert et files de chameaux. Il y trouva, en réalité, le froid, des prairies en fleurs, des montagnes et de la neige, ainsi qu'une cour raffinée ou le pouvoir exerçait un charme inexorable. D'autant plus marquant qu'il s'avérait éloigné des criteres occidentaux. Loti constata en personne combien le Maroc peut surprendre par ses facettes multiples, mais sans contradiction; fruit d'une géographie territoriale et humaine composite, capable de changer en l'espace de quelques kilometres. Une mosaique qui s'appréhende cependant petit a petit, car elle se révele avec lenteur : rythmes ancestraux, routes difficiles a parcourir, attentes patientes et longs silences. Ne vous laissez pas tromper par l'apparente frénésie de Casablanca, avec ses gratte-ciel et ses lumieres de métropole, ou par l'élégance, ordonnée et occidentale, de certains quartiers de Rabat et de Tanger. Le Maroc a un cour antique, qui remonte tres loin en arriere. La modernité n'a pas entamé l'essence du pays : elle s'est contentée d'ajouter sans rien őter. Aujourd'hui, les écrans des téléviseurs couleurs se refletent dans les fenetres des médinas ; le son des radios et des cassettes se mele au brouhaha des marchés, et les vetements occidentaux cohabitent, surtout dans les grandes villes, avec les djellabas les plus traditionnelles. Le protectorat français et l'indépendance recouvrée ont abouti aun train de vie plus élevé. Les établissements scolaires, et meme universitaires, se sont multipliés, et le Maroc se tourne actuellement vers l'avenir comme l'un des pays leaders d'Afrique du Nord. Mais il suffit de sortir des principaux centres urbains pour gravir les montagnes de l'Atias, ou bien de visiter les villages cő-tiers et ceux en lisiere du vaste désert pour rencontrer la véritable âme du Maroc : de silencieuses maisons blanches, des cris d'enfants, des hommes solennels occupés a leurs négoces, des femmes tatouées au harqous, la cérémonie du thé et le tissage des tapis selon des gestes immuables, des marchés rudimentaires aux couleurs inouies, des arrets d'autocars en partance pour Dieu sait ou. La, le temps semble s'etre arreté ou, dans le meilleur des cas, paraît s'écouler vraiment tres doucement. Ce phénomene dérive d'une liistoire ancienne et glorieuse, qui se perd dans la nuit des temps. Si la légende veut que les montagnes de l'Atlas et les prémices du Sahara aient constitué les frontieres occidentales du mythique empire d'Atiantis, l'histoire évoque quant a elle les Berberes : les premiers hommes a coloniser l'Afrique du Nord-Ouest, qui représentent la souche ethnique, unique et originelle, du Maroc actuel. Une population nomade et combative, mystique et mystérieuse ; fiere d'une langue pai'lée, aujourd'hui encore dans la plus grande pureté, par un quart des habitants. Bergers et guerriers, parfois pillards, les Berberes surent traiter avec tous en restant eux-memes. Les Phéniciens coloniserent la cőte, mais tres peu l'intérieur des