Bővebb ismertető
AVERTISSEMENlI EtE titre de ce livre indique la modestie de ?on objet. Un mois a Rome, c'est-a-dire trente journées dans une ville que des années ^ d'étude ne pourraient épuiser, des impressions légeres de passant qui s'amuse, ce passant qu'est tout voyageur apres tout. Ceci n'est pas le livre d'un homme a son dixieme séjour, mais d'un qui a peu demeuré. N'étant ni archéologue ni critique, je me sens pret a accepter toutes les hjrpotheses, et les plus contradictoires, si elles m'apportent une émotion, si j'en obtiens un plaisir quel qu'il soit. Et je conjure les savants de ne pas chasser la louve du Palatin. La flânerie innocente est douce parmi les ruines. Des voix obscures montent de partout, chaque pierre que heurte le talon résonne longuement, et le concert chante un hymne imprécis que l'âme recueille.Non pas que je veuille, systématiquement, me dérober a toute réflexion. Si celle-ci se présente, je lui ferai sa place parmi mes sensations fugitives, dont elle sera partie. Elle naîtra spontanément de ma promenade, sans rigueur comme sans obligation. Les Italiens violentent l'olivier dont ils tailladent les branches pour en guider a leur profit la seve ; je laisserai mon arbre pousser librement, dussent ses rruits ne pas se renouveler ; ils seront du moins ce que la nature les a faits.Faut-il craindre, cependant, de rester insuffisant ? Il semble bien, d'abord, que Rome est assez éloquente pour qu'on entende une grande et forte voix, alors qu'elle ne fait que murmurer pourtant. Et tant d'érudits ont accompli ce que je ne saurais essayer sans disgrâce 1 Pour ne parler que des plus récents, les plus avertis des dernieres conquetes, M. René Schneider, M. Emile Bertaux ont dit de Rome, le premier de l ame de Rome, le second de ses trésors, tout ce qu'on peut en dire dans l'éclat actuel des découvertes------------I---------