Bővebb ismertető
PERSONNAGES
ÂERT, î5 a 16 ani Lia, a3 ans Dirck, ao ans Le Stathouder Maître Trojanus Le Médecin Claes, valet Go VERT, ouvrier
j|lles Gora Laparccrie
MM.
Mitzj Daiti
Ripert
Hardy
Damenr
D'Avançon
Buisson
Hr'rouin
La scene se passe dans me Hollande de fantaisie, au XVIÎ^ siccle.
Un peuple brisé par la défaite, et, ce qui est pis, avili par elle. Devant ses yeux, un avenir de décadence Idnte, dont la conscience acheve de dissoudre les volontés épuisées. Un jeune prince, un enfant, qui représente la dynastie vaincue, le passé de la patrie, son ancienne énergie, — élevé seul, sous une surveillance avilissante et hypocrite, soumis aux influences destructives d'un milieu découragé, corrompu, nihiliste. Cet enfant, réussissant a défendre sa foi contre le doute et l'imnioralité générale, et revant de ressusciter sa patrie, de secouer le joug de l'étranger.
Tel est le point de départ de cette piece, née directement des humiUa-lions morales et politiques de ces dernieres années.
L'action est simple et peut se résumer en ce petit dialogue du Soia des Rois (Se. xix) :
Le Duc. — Je te reconnais bien. Comment te ti-ouves-tu, mon garçon ?
Feste. —¦ Ma foi, monsieur, je me trou-ve mieux de mes ennemis, mais moins bien de mes amis.
(Programme, pour la premiere représentation, au Nouveau Théâtre, liS 3 mai i8qS.)
R. R.
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ALîIT estcouché. Il dort. Sou sommeil est agité comma celui d'un «nfant; un de ses bras nus pend hors du lit. Couché sur le côté, ses drapis bouleversés, il semble sur le point de tomber.
Une petite porto s'ouvre dans l'alcôve. Un valet, GLAES, entr« sur la pointe des pieds, portant, des habits sur son bras. Aërt tressaille, se dresse les yeux hagards, et se jette a bas du lit.
Aërt, poussant un cri étouffé. —- Ah ! Qui est la ? Au secours I il court vers la table et se retranche derriere.
Glaes. — C'est moi, monsieur Aërl. Pardon, qu'avez-vous? C'est moi, votre valet.
Aërt. — Qu'est-ce que tu veux? N'approche pas.,.
Class. — Je viens pour vous habiller.
Aërt, — Ah! Quelle heure est-il, Glaes?
Glaes. — Huit heures moins le quart.
Aërt. — Je revais.
Glaes, riant. — Je vous ai fait peur.
Aërt. — C'est un jeu pour toi ?
Claes. ¦— Vous tremblez?
Aërt. — J ai froîd. Claea lui jette sur les épaules une pelisse.
Glaes. Rccoachez-vous, monsieur Aerl ; je vais d'abord fair« le feu.
Aërt. Non. 11 reste assis sur soa lit, lôâ jaiiibaa rjcuduuUis, revassant, frissonnant. Claes soiiiHe le feu.
Claks. — Vous dormieiî bien.