Bővebb ismertető
Préface
L^ Afrique est un continent immense, le plus étendu apres l'Asie, avec plus de 30 millions de km^. Il a su conserver. plus que tout autre, son patrimoine naturel en préservant d'immenses territoires qui bénéficient d'une flore et d'une faune exceptionnellement riches, n'ayant pas encore fait l'objet d'études exhaustives et, moins encore, d'une inscription au sein de classements scientifiques officiels. Néanmoins, la nature africaine. multiforme et exubérante, a subi aussi, meme si c'est dans une moindre mesure par rapport a d'autres continents, de nombreuses interventions humaines qui ont détruit des écosystemes entiers, aboutissant a l'extinction définitive ou programmée de centaines d'especes animales. De nos jours, les spectacles offerts par les troupeaux de mammiferes et parles nuées d'oiseaux qui vivent dans les vastes pâturages naturels des savanes ou parmi les arbres gigantesques des forets ne forment qu'un modeste témoignage de ce que purent admirer au cours des siecles écoulés des explorateurs tels que John Speke, Henry Morton Stanley et David Livingstone, durant leurs épiques voyages a la découverte du conv-nent africain, celui que sur les cartes anciennes on définissait en ces termes : Hic sunt leones («Ici vivent les lions»). L'Afrique est une terre contrastée, et cela quelle que soit l'approche choisie. Certains pays sont dévastés par la pauvreté, la guerre, les conflits ethniques, les famines: d'autres possedent des cités modernes caractérisées par un niveau de vie élevé et la présence de technologies avancées. Mais revenons a la nature, le sujet de notre ouvrage. Celle-ci présente aussi des contrastes singuliers puisque coexistent les plus grands et les plus arides déserts de la planete (Sahara et Kalahari), des lacs immenses et profonds ainsi que des forets équatoriales humides qui recouvrent des bassins fluviaux dont les portées d'eau figurent parmi les plus élevées au monde. Il en va ainsi du fleuve Congo, mystérieux et peu exploré, dont la majesté inquiétante s'inscri-wc de maniere indélébile dans la mémoire de Joseph Conrad, alors jeune écrivain, lorsqu'il remonta son cours en 1890; il en décrivit les rives, couvertes d'une végétation luxuriante et impénétrable, dans son chef-d'ouvre ; Au Cour des ténebres. Nombreux furent les auteurs émerveillés, voire subjugués, par la splendeur des paysages, la diversité incroyable des animaux sauvages. les panoramas qui s'étendent a perte de vue et les nuits étoilées dans la savane. Beaucoup contracterent a tout jamais le «virus de l'Afrique». Ils se servirent de ieurs oventures sur le continent comme sujet ou décor de nombre de leurs ouvres les
plus célebres, qu'il s'agisse d'Ernest Hemingv/ay dans Les Vertes Collines d'Afrique et Les Neiges du Kilimandjaro, d'Alberto Moravia dans Promenades africaines et Lettere dal Sahara en passant par Karen Blixen qui immortalisa le Kenya colonial dans son tres célebre roman La Ferme africaine. De nos jours, les parcs et les réserves naturelles de l'Afrique protegent des sites vénérables et célebos a la valeur inestimable, tant en matiere naturelle qu'historique et culturelle, une richesse qui devrait pouvoir etre mise a la disposition de l'humanité tout entiere. Mais, dans ce domaine aussi, les contrastes ne manquent pas : l'Afrique orientale et méridionale possede des parcs tels que le Kruger ou le Serengeti dotés d'infrastructures hôtelieres luxueuses et d'une organisation sdent/fîque de pointe. Les parcs protégeant des lacs couleur d'émeraude (Nakuru, Naivasha, Bogoria, Banngo), situés au fond de la vallée du Rift longue dépression de 6400 kilometres qui entaille l'Afrique orientale du nord au sud, sont également bien organisés. D'autres pays, notamment dans le centre et le nord-ouest de l'Afrique, possedent en revanche des parcs tout aussi splendides et intéressants, mais dépourvus des structures adaptées tant au tourisme qu'a la recherche, conséquences de situations politiques et économiques difficiles de nombreux pays en voie de développement dans l'incapacité de gérer la conservation et la recherche scientifique dans leurs parcs. C'est la raison pour laquelle ces zones protégées restent exclues des circuits touristiques internationaux. Nous n'en donnerons qu'un exemple . /es parcs créés pour protéger les ultimes zones de foret équatoriale vierge, comme celui d'Odzala au Congo, et les réserves de la Lopé au Gabon ou du Dja au Cameroun, malgré leur intéret indéniable, ne peuvent recevoir que des chercheurs ou des visiteurs habités par un esprit aventurier tres marqué et capables de faire montre de grandes capacités d'adaptation
12-13 JEUNES GUÉPARDS ARPENTANT LA SAVANE.
M-15 UNE BANDE DE KOBS DE LECHWE (KOBUS LECHE) EN FUITE DANS LE DELTA DE LVKAVANGO (BOTSWANA).
16-17 LES PENTES DU RUWENZORI SONT COUVERTES DE SÉNEÇONS GÉANTS.
18-19 LE RÉCIF CORALIEN SOULIGNE LES CÔTES DE LA MER ROUGE.