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On dif, .qu un voyage en (o/nmenceAbarse ill eA l'instant ou nous traversons les faubourgs de la cité phocéenne, l'autoradio diffuse un air de rai. Heureux présage. Nous voici en route pour le port ou nous espérons nous meler, sur le bateau pour Alger, a ceux qui retournent sur leur terre natale. L'actualité brulante de ces dernieres années en Algérie n'aura pas eu raison de notre détermination. Ce voyage, nous l'attendions depuis si longtemps! Annoncez que vous partez en Algérie et voila une tempete de mises en garde qui se leve : L'Algérie, c'estdangereux ! Mais le plus souvent, fort heureusement, la nouvelle suscite des torrents d'enthousiasme : Algériens de France, Français d'origine algérienne, pieds-noirs, anciens voyageurs transsahariens, tous évoquent avec émotion une terre a nulle autre pareille. Une terre qui, grandiose et mythique, a tissé des liens si forts avec la France durant cent trente années Et qui a tant fait rever aventuriers, peintres, écrivains et éru-dits, d'Isobelle Eberhardt a Albert Camus, en passant par Eugene Delacroix ou Théodore Monod Nous pensions devoir nous plonger dans une foule fébrile et endurer des files d'attente interminables, pleines de cris d'enfants Mais la gare maritime de Marseille, a l'heure de notre arrivée, est d'un calme absolu. Dans un décor suranné couleur moutarde, quelques vieillards, familles et enfants patientent tranquillement. Nous sommes, semble-t-il, les seuls touristes. Le guichet de l'écrivain public est fermé. Les panneaux sont bilingues, personne ou presque ne parle plus français. On croirait avoir déja traversé la mer.t Au-dessus du portde Marseille se dresse la basilique Notre-Dame-de-la-Garde.> Le port de iMarseille,c'est pour nous déjaun peu l'Algérie