Bővebb ismertető
PRÉFACE
Je viens de relire Anna Karénine, roman ,que, j'ai tant aimé dans ma jeunesse. Mon admiration demeure intacte^ et meme s'accroît encore. On a dit que l'ouvre de Shakespeare, celle de Balzac et celle de Tolstoi sont les trois grands monuments élevés par l'humaQité a l'humanité. De plus en plus je suis certain que cela est vrai. En ces trois ouvres, et en elles seulement, il y a tout : les vrais hommes, les vraies femmes; l'amour et la haine; l'ambition et la frivolité; « l'élite » et le peuple; la naissance et la mort; le travail et la pensée. Un roman de Tolstoi, ce n'est pas seulement la vie, chaude, immense, universelle; ce sont aussi les idées religieuses, politiques, sociales, melées a l'existence, incorporées a cette pâte mouvante et brulante, comme elles le sont dans le monde réel. Tolstoi se promene parmi les etres avec une simplicité, un naturel, qu'aucun autre romancier n'atteint. Balzac reste plus auteur; Dostoievski déforme. Tolstoi, parfait miroir, réfléchit l'immense existence. On se sent entraîné au courant d'un fleuve tranquille. C'est la vie qui passe. Apres lui, tous les romans paraissent faux et prétentieux. Pourquoi.^ Et quel était le secret de cet écrivain qui parlait si peu de la technique de son métier?