Bővebb ismertető
PRÉFACEPersonne ne m'attendait a la gare de Budapest lorsque j'y arrivai un soir de septembre 1948.Je descendis donc au premier hőtel rencontré. Le lendemain matin, le patron, qui heureusement parlait le français, m'aida a téléphoner a l'organisation des anciens partisans hongrois qui m'avait invité aux fetes du centenaire de l'armée nationale.En attendant la venue d'un représentant de l'organisation, on bavarda et l'hőtelier me parla avec fierté des progres accomplis par son pays sous le nouveau régime.Une partie importante de la population lui semblait acquise puisque une foule nombreuse et enthousiaste assista les jours suivants au défilé militaire et, dans l'île Marguerite, aux fetes populaires et aux compétitions sportives organisées a l'occasion du centenaire.Je fus aussi agréablement surpris en faisant la connaissance, au cours d'un banquet offert aux hőtes étrangers, d'un officier hongrois d'une trentaine d'années, grand, sympathique et parlant un français parfait, qui était un Esterházy, un descendant de l'une des familles les plus puissantes, propriétaire d'un domaine immense. Ainsi, meme certains membres de la noblesse s'étaient donc ralliés au nouveau régime dans un élan patriotique.Certes, les vieilles forces de réaction qui avaient constitué la base d'appui du régime horthyste n'avaient pas disparu. De la fenetre de ma chambre a l'hőtel Gellért, ou je fus installé le lendemain de mon arrivée, on pouvait voir se dérouler une cérémonie religieuse sur