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LA PREMIERE CHASSE
Tapi dans l'ombre des bouleaux, je levai la tete et humai la brise. La senteur boueuse de la mousse et de la terre humides emplit mes narines, mais je distinguais quelque chose, une senteur chaude, fauve.
Je ne bougeai pas, a l'affut du moindre mouvement.
Par la !
Devant moi, caché dans le vert diapré de la foret.
Sans détacher mon regard des arbres, je m'accroupis pour attraper une poignée de feuilles d'automne. Je les froissai et elles retomberent vers moi dans une poussiere brune ; la forme au loin ne pourrait pas sentir mon odeur, !'allais contre le vent.
Je fermai la main gauche sur mon arc, et de la droite, j'attrapai une fleche dans mon carquois, la pointe aiguisée, immaculée.
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