Bővebb ismertető
Avant-propos
L'étude des films est une pratique désormais bien implantée dans les universités, et qui gagne rapidement les classes des lycées et colleges. L'analyse de films (ou de séquences) fait d'ailleurs l'objet d'épreuves d'examens et de concours. Un ouvrage récent (L'analyse des films, de Jacques Aumont et Michel Marie, Nathan, 1988) fait avec brio le point sur diverses approches possibles.
La ré-édition du présent livre, assorti de quelques corrections et ajouts, nous paraît opportune dans la mesure ou nous y abordons l'étude des films par un biais bien particulier : celui de la comparaison-différenciation avec l'écrit.
L'importance numérique des adaptations ou transpositions d'ouvres littéraires a l'écran (grand ou petit) incite en effet a des démarches comparatives. Toutefois l'importation de termes cinématographiques dans l'étude des textes littéraires (telle description de Balzac est un « traveling », tel portrait de Stendhal un « gros plan ») releve de la métaphore (risquée), de meme que la référence trop fréquente, dans le cadre d'une analyse filmique, a des notions venues de la critique ou de la théorie littéraire conduit a des approximations dommageables.
Notre propos est donc de tenter de différencier les récits écrits et les récits filmiques en les soumettant a l'épreuve de l'analyse comparée, mais aussi d'éprouver les qualités opératoires d'outils issus notamment de la sémiologie (du récit, de la littérature, du cinéma) et de la narratologie. Dans cette optique, nous privilégierons l'analyse d'exemples concrets.