Bővebb ismertető
NOTICE SÜR ANDERSENUn jour, k Copenhague, je vis entrer dans ma chambr un grand jeune hőmmé dont les maniéres timides et em-barrassées, le maintien un peu lourd, eussent pu déplaire & une petite-maítresse, mais dont le regard caressant et la physionomie ouverteet candide inspiraient au premier abord la sympathie. C'était Andersen. J'avais un volume de ses ceuvres sur ma table. La connaissance entre nous fut bientőt faite. Aprés avoir passé avec moi plusieurs heures dans une de ees conversations poétiques qui ou-vrent le cosur et appellent les épanchements, Andersen me parla des douleurs qu'il avait éprouvées; et, commo j e le priai de me raconter sa vie, il me fit le récit sui-·ant: 3e suis né, me disait-il, en 1805, k Odensée, en Fic-nie. Mes ai'eux avaient été riches; mais, par un Iongue1