Bővebb ismertető
PREFACE
de
Francisco Javier Sánchez Cantón
Directeut du Musée du Prado
« Dali de Gala », la vieille tradition espagnole était presque oubliée qui joint au nom de l'époux celui de l'épouse. Ainsi Charles Quint faisait-il toujours suivre sa signature d'un I en hommage a l'impératrice Isabelle du Portugal.
« Dali de Gala. » Préfacer ce livre splendide est pour moi un honneur mais aussi une tâche fort inquiétante. Comment faire l'éloge d'une personnalité telle qu'a son égard l'éloge n'est jamais qu'une redite ?
A.U cours de trente-six années passées successivement a l'Académie royale de San Fernando, des Beaux-Arts, d'Histoire et de la langue espagnole, j'ai eu l'occasion d'accueillir une dour^aine de nouveaux académiciens. Pourquoi ne pas imaginer que je souhaite aujourd'hui la bienvenue au singulier Salvador Dali dans cette Maison a laquelle ont appartenu Goya et Sorolla ?
Voici un aperçu de ce que pourrait etre mon discours de réception:
« Je me bornerai a parler de Dali peintre bien que les mille et une facettes de son génie poétique méritent toutes l'analyse, qu'il s'agisse de Dali penseur, théoricien des arts, inventeur, romancier, conférencier, ou Dali orfevre, expert en publicité, metteur en scene, créateur de spectacles extraordinaires.
» On ne peut prétendre donner de sa peinture une définition précise et encore moins complete. Il faudrait pour cela que son ouvre fut achevée. Or Dali nous réserve encore bien des surprises. Lorsqu'en 1804 Goya avait le meme âge que lui, cinquante-huit ans, il n'avait pas encore réalisé la partie la plus riche de son ouvre.