Bővebb ismertető
DE LA PRÉHISTOIRE A ROME
Introduction
LA PRÉHISTOIRE
Les cavernes de la Préhistoire, aux parois convexes, aux aspérités chaotiques, aux superficies tantôt lisses, tantôt déchiquetées, sont pour nous, qui sommes habitués a la symétrie géométrique de nos maisons, des demeures étonnantes. Comment des hommes ont-üs pu s'en contenter î Comment l'idée de construire ne leur est-elle venue que sous la pression de l'accroissement démographique, et seulement lorsque les abris naturels devinrent insuffisants! Il faut admettre que l'homme préhistorique considérait a juste titre ce changement comme contre nature et ne s'y adaptait pas volontiers, car les habitants des cavernes d'Altamira, de Lascaux, d'Ariege, de la Pena Candamo, eussent a coup sur été capables de se mettre a bâtir s'ils en avaient senti le besoin. Les fleches de pierre a la taille précise, réguliere, symétrique, témoignent de leur adresse par leur forme exactement adaptée a leur objet et par leurs proportions agréables. Que dire alors des chefs-d'ouvre picturaux dont la Préhistoire nous a légué de véritables musées !
La caverne, qui constituait donc probablement l'habitation normale de l'homme primitif, est décorée de figures le plus souvent animales, mais parfois aussi humaines. Les multiples témoignages qui subsistent ne sont qu'une petite fraction de ce qui existait sans doute. On ne peut en effet supposer
que toutes les grottes peintes nous soient connues. Bien au contraire, leur découverte est souvent le fruit du hasard ou d'un incident banal. Ainsi, en 1940, deux jeunes garçons, Ravidat et Marsal, et leurs amis Agnel et Coencas, voulant secourir leur chien tombé dans un trou, découvrirent en Dordogne la caverne de Lascaux dont la science aurait pu ne jamais imaginer l'existence. Sur ses parois s'étalaient des rangées de taureaux, de boufs, de cerfs, si nombreux qu'ils permirent immédiatement de se représenter une région de pâturages parcourue de nombreux troupeaux. Avant meme de s'engager dans des spéculations érudites, il devenait possible, avec im peu d'imagination, d'évoquer une humanité disparue mais aussi présente que celles d'Herculanum et de Pompéi.
Cette rencontre de l'homme primitif avec la couleur, son gout pour la représentation linéaire, l'utUisation qu'il fait des éléments picturaux pour donner forme a ses idées, a ses désirs, ou simplement a des créations imaginaires, présentent pour nous bien plus d'intéret que les memes démarches chez le peintre moderne, meme le plus ingénu et le moins marqué par notre civihsation mais qui trouve tout prets dans le premier magasin venu les crayons et les tubes de peinture attendant son bon plaisir. Qu'il indique la multiplication rituelle des tetes de bétail ou