Bővebb ismertető
Conseils au lecteur
I. L'esprit
Cet ouvrage est un dictionnaire de consultation et non de référence. En l'absence de ce dernier, en préparation par ailleurs, il est néanmoins appelé a jouer, quoique imparfaitement, ce double rôle.
Le lecteur est cependant invité a le consulter avec précaution : derriere les mots en apparence simples, immédiatement compréhensibles, dans les textes, se cachent souvent des sens infléchis, parfois inattendus.
Le souci de rendre quelque peu l'esprit de l'époque a incité les auteurs a exercer leur droit au clin d'oil, en convoquant, sans pour autant céder sur la précision et la clarté, des expressions tantôt amusantes, tantôt frivoles, parfois meme légerement grivoises, caractéristiques des us et coutumes de leur temps.
Les particularités de la mentalité de ce temps se manifestant souvent sous la forme d'usages établis et figés, on a eu constamment recours aux stéréotypes, expressions figées, clichés, etc. C'est dans cet esprit qu'on a introduit, sous la désignation de proverbes, nombre de locutions proverbiales, dictons, etc.
Les mots n'ayant de sens que relatif et oppositionnel, le lecteur est invité, en consultant un article du dictionnaire, a tenir compte de l'ensemble de ses dérivés, susceptibles de dévoiler différents parcours virtuels de signification.
Le français contemporain étant souvent impropre a traduire des comportements, des jugements éthiques ou esthétiques de la période que recouvre le moyen français, nous avons été amenés a utiliser constamment ce jargon particulier des dictionnaires, composé des expressions du français classique, des termes des xvii^-xix° s., conscients qu'il s'agit la d'une sorte de métalangage dictionnairique assez bizarre, non entierement réglementé, mais pourtant inévitable. Comment, en effet, rendre en français les «amoureulx assauts», le «commerce amoureux» ou le plus
banal
«coqum»
IL La lettre
1. Délimitation du moyen français
La constitution du cori^us du dictionnaire pose des problemes insolubles, et l'esprit pratique reprend ici ses droits sur la théorie.
Bien qu'on s'en soit tenu assez strictement a la date limite de 1340 comme séparation de l'ancien et du moyen français, il est évident que de nombreux élé-