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JJNÉ FÉB AGARAIT LES poetes et les romanciers ont toujours considéié avec une pitié attendrie le premier bal d'une jeune fille. Inépuisable sujet de copie, prétexte á développements sans nombre, qu'il est donc facile d'en disserter avec éloquence! La jeune fille : toute gráce, toute candeur. Jusqu'á ce soir fatal, elle n'était rien. Et voici soudain qu'elle existe. On lui apporté une robe, un carnet de danses, on la coiífe comme on ne Tavait jamais coiffée, on la respecte. Ce serait a erőire qu'on la marié, * L'admiration unanime tourne áutour d'elle avec des plongeons serviles.., Bref, la société, faisant treve á ses luttes et á ses rancunes, s'extasie devant la seule pudeur