Bővebb ismertető
INTRODUCTION
Le combat s'éloignait dans l'ouest. Une vraie grande bataille cette fois. Pas tellement d'artillerie, quelques chars cependant, mais toute la gamme des armes d'infanterie, des mortiers en masse, les communistes semblent affectionner le travail au mortier. Les nationalistes décrochent sans aucun doute; la bataille avait commencé a l'aube, tres pres de nous, elle s'est étendue en s'éloignant. Maintenant, a une dizaine de kilometres, tout l'horizon ouest fume, rugit, miaule, crache et tonne : le dernier jour de la derniere armée nationaliste dans la province
Ici, c'est le désordre : des équipements, des armes, des munitions, des cadavres jonchent les rizieres, asséchées a cette époque de l'année; des chevaux affolés galopent en tout sens, des soldats nationalistes se dirigent vers la route : ils vont se rendre. Pas de communistes dans l'hinterland, mais on peut les voir sur la grande artere automobile défiler dans les deux sens. Tout au combat les colonnes montent tandis que redescendent les blessés, les estafettes, les prisonniers
Les civils, blancs de terreur (ils n'avaient de leur vie entendu le bruit du canon ni vu deux cent mille combattants aux prises), commencent a sortir timidement et a se grouper. Le missionnaire lui aussi est dehors, il songe en arpentant les rizieres. La grande question, le souci de tous les pretres depuis des mois va enfin recevoir sa réponse : les communistes chinois sont-ils des vrais conamunistes, des marxistes authentiques, ou seulement