Bővebb ismertető
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LE COLISÉE
n 1984, je suis entré comme reporter au Kol Ha'ir (la Voix de la cité), un hebdomadaire de Jérusalem. Le premier jour, le 4 rédacteur en chef m'a expliqué qu'il avait besoin de quelqu'un pour couvrir le secteur arabe de la ville, d'un journaliste qui y établisse des contacts et rédige des articles sur ce qui s'y passait. J'ai accepté de «prendre le pouls» du secteur arabe a Jérusalem-Est, et écrit mon premier papier sur un groupe de villageois hospitalisés. Apres avoir imposé le couvre-feu sur le village, l'armée israélienne avait fouillé les maisons toute la nuit, non sans brutalités, a la suite de quoi nombre d'habitants avaient du recevoir des soins. Lorsque j'avais demandé une réaction officielle aux informations que j'avais rassemblées, le porte-parole de l'armée israélienne avait nié tout comportement illicite de la part des soldats. Apres la publication de l'article, qui prouvait nettement des actes de violence, le porte-parole fut sanctionné par ses supérieurs.
En peu de temps, j'étendis le territoire de mes activités et commençai a couvrir non seulement Jérusalem-Est, mais aussi presque toute la Cisjordanie et, a l'occasion, la bande de Gaza. Au contact quotidien d'Arabes de ces territoires occupés, ma maîtrise orale de leur langue s'améliora considérablement, de meme que ma connaissance de leurs coutumes, de leurs manieres et de leur gestuelle.
La premiere fois ou je constatai a quel point j'avais absorbé la culture palestinienne, ce fut a l'occasion d'un déplacement a