Bővebb ismertető
L'importance des années 18701871 pour l'histoire de l'Allemagne, de l'Italie et de la France n'est certes plus a prouver. Mais dans quelle mesure Jules Favre avait-il raison quand il affirmait en juin 1871 que la lutte malheureuse que nous venons de soutenir contre l'Allemagne aura des effets qui se feront sentir sur tous les points ou s'exerce l'action de la France, c'est-a-dire sur toute la surface du globe. Nous essaierons d'examiner l'enchaînement des événements déclenchés par la guerre franco-prussienne et la Commune de Paris a travers leurs conséquences et avec un certain recul, et parfois simplement du point de vue polonais.Du 19 juillet 1870 au 10 mai 1871 se produit une transformation générale dans le systeme des relations internationales en Europe. L'Allemagne unifiée commence a jouer le premier rőle, la France est évincée de sa position de seconde puissance d'Europe, a la table des grandes puissances prend place un convive tardif: l'Italie unifiée. Enfin l'une des conséquences directes du désastre de Sedan fut un nouveau renforcement de la position de la Russie en tant que grande puissance européenne. (Il ne faut pas oublier cependant que bien que le prestige de la Russie ait été entamé par la guerre de Crimée, sa force était toujours appréciée a sa juste valeur, et aucune puissance européenne n'envisageait sérieusement de l'affronter seule a seule.) Un changement s'accomplit, que beaucoup ne prévoyaient pas a la veille de la guerre de !1870, peut-etre meme la plupart des hommes politiques les plus éminents d'Europe, a commencer par Alexandre IIe ou Gortchakoff, François-Joseph ou Beust.Sedan et Francfort signifiaient l'hégémonie de la Prusse en Allemagne et celle de l'Allemagne en Europe. Pour maintenir ses positions acquises par la guerre, le Deuxieme Reich devait assurer sa sécurité par un nouveau systeme d'alliances. L'annexion de l'Alsace-Lorraine n'était durable que tant que la France restait seule et affaiblie. Pour pouvoir prendre sa revanche, la France devait sortir de son isolement. De Thiers a Gambetta, des conservateurs aux radicaux, les hommes politiques de la Troisieme République allaient miser avec esprit de suite sur la carte russe. Ils poursuivaient ainsi les tentatives faites a la fin du Second Empire. C'étaient la des tendances manifestes dictées par une raison d'Etat évidente. Le 8 janvier 1872, La République Française écrivait a propos de l'alliance avec la Russie: C'est la seule alliance qui permettrait aux Français d'affronter l'Allemagne avec des forces supérieures et d'arriver a dicter des conditions de paix a la fin de la lutte. Cependant, les hommes qui tenaient la barre du vaisseau d'Etat en Russie ne montraient nulle hâte é s'allier officiellement avec la France, d'autant plus qu'au cours des premieres années qui suivirent Sedan, la France ne pouvait etre qu'un faible partenaire du point de vue militaire. D'autre part, les Russes désiraient freiner et balancer l'accroissement de la puissance allemande tout en assurant la sécurité des frontieres occidentales de leur Empire. Un telle politique était indispensable étant donné la1 3aK33 26461