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LIVRE TROISIEMECHAPITRE PREMIERDE L'UTILE ET DE L'HONNESTE ERSONNE n'est exempt de dire des fadaises;le malheur est de les dire curieusement :Nie iste magno conatu magnas nugas dixerit1.C-ela ne me touche pas : les miennes m'eschap-pent aussi nonchalamment qu'elles le valent ; d'ou bien leur prend : ie les quitteroy soubdain, a peu de coust qu'il y eust ; et ne les achepte ny ne les vends que ce qu'elles poisent ; ie parle au papier, comme ie parle au premier que ie rencontre. Qu'il soit vray, voycy dequoy.A qui ne doibt estre la perfidie detestable, puis que Tibere la refusa a si grand interest ? On luy manda d'Allemaigne, que s'il le trouvoit bon, on le desferoit d'Arminius par poison : c'estoit le plus puissant ennemy que les Romains eussent, qui les avoit si vilainement traictez soubs Varus, et qui1 Cet homme va me dire, avec grande emphase, de grandes sottises. Térence Heaut. act. III, se. 5, v. 8. 14