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Une énigme^ deux réponses et aucune solution . . .
Un jonc s'agite au vent.
Nous le coupons.
Il flotte. Il supporte le poids d'une grenouille.
Deux cent mille joncs s'agitent au vent. Comme du blé vertj tout un champ ondule le long de la rive.
Nous le fauchons. Nous lions notre récolte en grosses bottes, comme des gerbes. Les bottes de joncs flottent. Nous montons a bord. Un Russe, un Africain, un Mexicain, un Égyptien, un Américain, un Italien, et moi. Norvégien, avec vm singe et quantité de poules gloussantes. Nous sommes en partance pour l'Amérique. Nous nous trouvons en Égjrpte. Le vent souleve le sable, l'air est chaud et desséché; c'est le Sahara.
Abdullah m'assure que les bottes flotteront. Je lui dis que l'Amérique est bien loin. Lui, il pense qu'en Amérique les gens ne doivent pas voir d'vin bon oeil les hommes a peau noire, mais moi, je Ivd réponds qu'il n'en est pas ainsi. Il ne sait point ou se trouve l'Amérique, mais il est certain que, de toute façon, nous y arriverons, si le vent souffle dans la bonne direction. Nous serons en sécurité sur les bottes, tant que les cordages tiendront. Mais tiendront-ils ?
Je m'éveillai, me sentant secouer par l'épaule. C'était Abdullah.
Il est trois heures, dit-il. Reprenons le travail.
Le soleil frappait sans pitié sur la tente. Je m'assis et jetai un coup d'oeil dehors, par la fente dans la toile qvii faisait fonction de porte. La chaleur torride et le soleil aveuglant du Sahara m'assaillirent. Ce soleil, partout ce soleil, toujours ce soleil! L'étendue de sable inondée de soleil rejoignait ce que Dieu a créé de plus bleu, le ciel sans nuages du désert se déployant dans