Bővebb ismertető
Préface
Le BESCHERELLE des verbes français a rendu, c'est notoire, d'immenses services - et il continue d'en rendre - a des générations de professeurs et d'étudiants désireux de trouver un guide sur dans l'incroyable dédale de nos conjugaisons multiples et variées. Pensons aux perplexités de l'étudiant non francophone (sans compter les incertitudes et les doutes des francophones !) en découvrant que le verbe français du premier groupe le plus anodin - le verbe « aimer », par exemple - ne compte pas moins de trente-cinq formes différentes pour l'ensemble de ses temps. Le verbe «aller», champion des verbes irréguliers, n'en a, il est vrai que deux de plus mais il donne a l'éleve la joie de découvrir dans sa conjugaison pas moins de trois racines distinctes, tirées du latin (« ire » et « vadere » ayant fourni deux sources incontestables, mais la racine de l'infinitif « aller » restant a ce jour controversée quant a ses origines). Oui, sans aucun doute, le Bescherelle s'imposait!
La nécessité de concevoir un Bescherelle des verbes anglais était a priori moins évidente. Meme si la linguistique de l'anglais et les études grammaticales quelque peu sérieuses n'ont pas de mal a montrer l'absurdité de la réputation de facilité parfois attribuée a la grammaire anglaise (et qui va parfois jusqu'a l'affirmation pour le moins surprenante que la langue anglaise n'a pas de grammaire !), il reste vrai que la morphologie du verbe anglais, comparée a celle du verbe français est d'une singuliere pauvreté. Le verbe « like », comme le verbe « love », les deux principaux équivalents de notre verbe « aimer », n'a que quatre formes en tout et pour tout pour conjuguer tous les temps a toutes les personnes et pour produire les deux formes impersonnelles non conjuguées : « like », « likes », « liked », « liking ». Et il en est ainsi de la grande majorité des verbes, qui se contentent des trois suffixes «-s», «-ed » et «-ing». Mais, dira-t-on, vous oubliez les verbes irréguliers, qui sement la terreur chez nos éleves francophones, petits et grands. La belle affaire I L'équivalent « go » de notre épouvantable verbe « aller » - avec ses trente-sept formes et ses trois racines - ne peut aligner en tout que cinq formes distinctes : « go », « goes », «went», «gone», «going». Et le recordman toutes catégories « be » ne dépasse pas huit ! Quelle pauvreté I Et quelle audace de vouloir nous apprendre a conjuguer les verbes anglais I
C'était apparemment une gageure et une entreprise un peu vaine.