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PRÉFACE DE L EDITEUR
Justification de VÉdition
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En 1820, trois ans avant La mort de Friedrich Arnold Brockhaus, fondateur de La maison d^édition Brockhaus, le manuscrit en langue française des Mémoires de Giacomo Casanova Lui fut offert par Carlo Angiolini, le fils d'une niece de l'auteur. Brockhaus Vacquit apres consultation de plusieurs experts littéraires.
Ce manuscrit a servi de base a deux publications :
Au cours des années 1822-1828 parut sous une forme tres épurée La traduction allemande de Wilhelm von Schütz. Seuls les onze premiers volumes de Sédition indiquaient le nom de V éditeur. La douzieme parut sans indication d'éditeur.
2° Cette édition fut suivie au cours des années 1826-1838 de /'Édition originale française, rédigée par Jean Laforgue a la demande de l'éditeur sous le nom duquel parurent les premiers quatre volumes. Les tomes suivants furent publiés sous un pseudonyme ou sans indication d'éditeur a Paris ou a Bruxelles.
Ces deux éditions furent a la base de toutes celles qui suivirent.
Le premier volume de l'Édition originale contient la préface de l'Editeur qui explique en partie pourquoi le texte de l'original n'a pas été publié :
« La seule chose que nous nous soyons permise et que nous
[1]
Histoire de ma vie jusqu'a fan 1797.
Neqmcquam sapit qw siht non saptt Cic. ad Treb.
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PRÉFACE
Te commence par déclarer a mon lecteur que dans tout ce que j'ai fait de bon ou de mauvais dans toute ma vie, je suis sur d'avoir mérité ou démérité, et que par conséquent je dois me croire libre. La doctrine des Stoiciens (1), et de toute autre secte sur la force du Destin est une chimere de l'imagination qui tient a l'athéisme. Je suis non seulement monothéiste, mais chrétien fortifié par la philosophie, qui n'a jamais rien gâté.
Je crois a l'existence d'un Dieu immatériel créateur, et maître de toutes les formes ; et ce qui me prouve que je n'en ai jamais douté, c'est que j'ai toujours compté sur sa providence, recourant a lui par le moyen de la priere dans toutes mes détresses ; et me trouvant toujours exaucé. Le désespoir tue ; la priere le fait disparaître ; et apres elle l'homme confie, et agit. Quels soient les moyens, dont l'etre des etres se sert pour détourner les malheurs imminents sur ceux qui implorent son secours, c'est une recherche au-dessus du pouvoir de l'entendement de l'homme, que dans le meme ins-
* « C'est ne connaître rien que ne connaître pas pour son profit personnel. a Citation inexacte, d'apres Cicéron a Trébatius, Le/t. famU. VII 6 : Qilîs ipse sihi sapiens prodesse non quit, nequidquam sapit.