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4t7LIVEE VINGT-HUITIEME.I.Pendant que Dumouriez triomphait par son génie militaire de l'armée prussienne, son génie politique ne sommeillait pas. Son camp, dans les derniers jours de la campagne, était tout a la fois un quartier général et un centre de -négociations diplomatiques. Ancien diplomate lui-meme, rompu aux intrigues des cours, connaissant a fond les secrets des cabinets étrangers et les sourdes rivalités qui couvent sous l'apparente harmonie des coalitions, Dumouriez avait noué ou accepté des relations, moitié patentes, moitié occultes, avec le duc de Brunswick et avec les militaires et les ministres les plus in-fluens sur les déterminations du roi de Prusse. Danton, seul ministre avec lequel Dumouriez eut a s'entendre au dedans, avait les confidences de ces négociations. Le vol du garde-meuble de la couronne qui venait d'avoir lieu a Paris, avec la complicité présumée d'obscurs agens de la commune, fournit, dit-on, a Dumouriez non pas ces grands moyens de corruption avec lesquels on rachete une patrie, mais ces dépenses secretes qui soldent l'intrigue et captent la faveur des agens subalternes d'une cour et d'un quartier général.Le duc de Brunswick ne désirait pas moins que Dumouriez négocier en combattant. Le quartier général du roi de Prusse était divisé en deux cabales : l'une voulait retenir le roi a l'armée ; l'autre aspirait a l'en éloigner. Le comte de Schulenbourg, confident du, roi, était de la premiere; le ducde lamartine, 10.1