Bővebb ismertető
PRÉ F A CEans l'avion qui me ramene d'Extreme-Orient par le Pőle, E J j'inspecte avec mes jumelles la banquise interminable qui -A-^ s'étend sous les ailes de l'appareil. Je cherche si, par hasard, je n'aurais pas dans le champ des jumelles un bel ours blanc dormant sur une banquise au moment ou le soleil décline a l'horizon. Evidemment, a 9 000 metres d'altitude je ne verrai rien, mais l'instinct du chasseur est tel qu'il demeure meme en pareille circonstance.C'est cet instinct dont les premiers hommes ont subi les effets, puisqu'il était indispensable a leur survie; il s'est perpétué jusqu'a nos jours, mais hélas! comme l'eau des sources vives au gout pur, la chasse, elle aussi, en bien des cas a perdu sa pureté. L'eau cristalline a cette fois pris la saveur déplaisante de celle de nos villes.L'histoire ne dit pas si jadis l'homme chassait a courre, avec des meutes de dogues ressemblant aux cynhyenes d'Afrique ou aux loups de Sibérie, mais il a connu en tous les temps, a travers la chasse, ces joies saines, ces sortes d'excitations a base d'adresse, de patience et de volonté.Ces memes joies, les hommes les éprouvent encore aujourd'hui, tels ceux du Midi de la France ou le nombre de chasseurs est si grand qu'il faut a un habile tireur une saison entiere pour rapporter chez lui trois ou quatre perdreaux, un ou deux lievres, et encore celui-ci sera un privilégié dont on pourra admirer l'adresse et la chance. Lui aussi aura tres probablement connu