Bővebb ismertető
Témoin oculaireparLee ChisholmSur le moment, la scene me coupa presque le souffle. Mais l'instant apres, mon sourire d'imbécile heureux envahissait de nouveau mon visage ingrat et je me demandai ce que les flics diraient. Je m'étais arreté pour allumer une cigarette et comme je regardais la vitrine haute et étroite de la boutique, je les aperçus elle, et le cadavre.Francine Boucher Stafford une jeune femme de la haute société, la femme d'un aristocrate milliardaire, Harold Stafford, une fille célebre, quoi! Et d'une beauté ! Un visage Usse et clair comme l'ivoire, auréolé d'une criniere de cheveux auburn ; les traits accentués et nets comme ceux d'une reine celte.Debout, donc, devant la vitrine, mon sourire idiot aux levres, j'oubliais presque la présence du cadavre, mais il était bien la, lui aussi, étendu sur le plancher de la boutique, un poignard planté dans le dos, la main blanche de Francine Stafford serrée sur la poignée de l'arme ornée de pierreries. Mais je ne regardais pas le cadavre, tout élégant qu'il fut avec son joli poignard dans le dos; mon attention était entierement tournée vers Francine Stafford, femme, tellement femme Je suis chauffeur de taxi a High City ou, du moins, je l'étais. C'est un lieu de séjour luxueux a quelque distance de San Francisco, a l'intérieur des terres. On n'y trouve que de belles villas qui se mirent dans les eaux d'un lac artificiel ou bordent un terrain de golf. Seuls les riches touristes séjournent ici. Nous autres, les