Bővebb ismertető
INTRODUCTIONCertains aspects de notre civilisation, encore tres familiers a la génération précédente, sont en passe de nous échapper aujourd'hui. L'intéret que l'on porte aux sciences naturelles et a la technique a relégué au second plan une grande part de la cuUure. Certaines notions ont pris une signification nouvelle au point qu'on renonce meme a poser le probleme de leur origine. Actuellement, la notion d'art populaire est une notion étrangere au grand nombre. Néanmoins, les hommes éclairés savent encore reconnaître les créations populaires et, dans le meilleur des cas, les situer dans le temps.Nous nous proposons de nous interroger sur la nature de l'art populaire, sur la place qu'il occupe parmi les autres arts, sur son évolution, en nous attachant surtout a considérer le cas de la céramique. Le probleme de l'art populaire a parfois été posé; les spécialistes en ont déja discuté. L'art populaire est l'art des paysans; c'est a nos yeux la seule définition possible. Art des paysans, c'est-a-dire, un art qui est l'expression d'une classe sociale et non de tout un peuple. La question est de savoir a qui sont destinées les réalisations de cet art et qui en sont les auteurs, question intéressante par la complexité des discussions qu'elle a déterminées.L'art populaire, par la variété de ses aspects, se rattache aussi bien a l'architecture et a la peinture qu'a l'art décoratif. Tantőt il est le fait des paysans eux-memes, tantőt, celui d'artisans: parfois meme il releve de l'industrie. En tout cas, d'ou qu'elles proviennent, ses créations forment un tout. La meilleure illustration en est peut-etre l'art populaire du costume. Certains vetements étaient confectionnés par les paysans eux-memes, par les femmes surtout qui tissaient, coupaient, cousaient et brodaient. D'autres, plus nombreux, étaient confectionnés par des artisans, le suba, par exemple, sorte de manteau de fourrure, le ködmön , veste de fourrure, et le szur , manteau de drap.Les artisans qui travaillaient pour les paysans ne constituaient pas une classe homogene. Les potiers, par exemple, étaient effectivement des ouvriers spécialisés mais ils n'en continuaient pas moins, si nombreux et si attachés a leur métier qu'ils fussent, a mener la vie de leur chentele, qui avait été aussi celle de leurs parents. La seule différence était qu'ils maniaient le tour au lieu de la charrue. Nous connaissons, dans la région de Gömör (Haute