Bővebb ismertető
PREFACE
Au printemps de l'année 1800, âgé de dix-sept ans a peine, Henri Beyle est employé au ministere de la Guerre. Au début de juin, il est envoyé a Milan. En septembre, il y sera nommé sous-lieutenant. Ces quelques mois vont représenter dans sa vie un « intervalle de bonheur fou et complet ». Il ne retournera en Italie qu'en 1811, et c'est apres un nouveau voyage qu'il publiera sous le pseudonyme de Stendhal sa premiere ouvre importante : Rome, Naples et Florence, récit ou s'épanche son amour de l'Italie, de l'opéra italien, de l'amour « a l'italienne » surtout, passion exempte de calculs et de vanités. Jusqu'en 1831, il ne se passera presque pas d'année qu'il ne retourne en ItaUe, mais c'est a cette date qu'il y commence son plus long séjour. Louis-Philippe l'a en effet nommé consul a Civitavecchia, ou il va demeurer jusqu'en 1836. La société de cette petite ville l'assomme, il s'y ennuie a mourir et doit s'avouer que les Italiens ne ressemblent que de loin a l'image qu'il s'en était composée. Aussi retrouve-t-il Paris avec soulagement. Mais l'Italie de ses reves continue a le hanter. A Civitavecchia il s'est plongé avec déUces dans des manuscrits qui relatent des faits historiques peu connus de l'Italie des xvi® et xvii® siecles Il va y puiser l'inspiration des Chroniques italiennes. L'un de ces récits, qui retrace les amours tapageuses d'Alexandre Farnese, cardinal débauché, et de sa tante Vandozza,
1. Voir page 537.