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NOTE DE L'ÉDITEUR
La Guerre civile en France est l'exemple inégalé d'une analyse marxiste appliquée au plus grand événement révolutionnaire du XIXe siecle, la Commune de Paris.
Lénine a fait plus d'une fois observer que le marxisme place toutes les questions sur le terrain historique, non seulement pour expliquer le passé, mais pour prévoir, intrépidement, I avenir et pour déployer une activité pratique, hardie, visant a la réalisation de cet avenir.
Le côté révolutionnaire agissant du marxisme en constitue le principal trait distinctif.
D'aucuns représentent Marx comme un savant de cabinet, coupé de la pratique révolutionnaire. Il n'y a rien de plus absurde que cette falsification du rôle de Marx.
Marx a été le plus grand maître du prolétariat, un véritable chef prolétarien, un participant de la lutte des masses, au'il a vécue avec toute l'ardeur, toute la passion qui lui sont propres. (Lénine.)
Il a été le guide du mouvement ouvrier international de son époque. Marx, le premier, a lié en un tout unique, indissoluble, la théorie et la pratique de la lutte de classe. Au cours des combats révolutionnaires de 1848, le marxisme avait déja^reçu le bauteme du feu. La révolution de 1848 a porté un coup mortel aux formes bruyantes, braillardes du socialisme d'avant Marx. Seule, la doctrine de Marx et d'Engels a résisté a l'épreuve de l'histoire, et du creuset de la révolutionjelle est sortie mieux trempée et plus solide encore.
En mars 1850, Marx pouvait, a bon droit, écrire que la conception du mouvement, telle qu'elle a été exposée dans le Manifeste du Parti communiste, s'est avérée la seule juste.
Et si, avant fa révolution de 1848, cette doctrine était propagée clandes-nement par les communistes, comme l'écrit Marx, apres cette révolution elle est devenue le bien commun des peuples et publiquement se preche sur les places.