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CHAPITRE I
Je rentrai a pas de loup dans Tobscurité de notre chambre. C'était une piece tres féminine, tendue de tissu indien, ou le parfum de Laurence, exquis et lourd, flottait comme a l'accoutumée et, comme a Taccoutumée, me laisserait sans doute quelque migraine, d'autant qu'apres deux ou trois cutis positives dans son adolescence la mere de ma femme l'avait persuadée de dormir volets et fenetres clos.
Mais je venais de passer cinq minutes a respirer l'air violent, frais, l'air de campagne de Paris a l'aube, toutes fenetres ouvertes dans ma salle de bains, et je me sentais parfaitement bien en me penchant sur ma belle Laurence endormie. Plaqués sur l'ossature classique de son visage, ses longs cheveux noirs lui donnaient cet air de vierge romane que j'avais des l'abord remarqué chez elle.