Bővebb ismertető
Présentation
L'histoire ouvriere est d'abord celle de la classe ouvriere, de ses structures, de ses luttes, de ses organisations, mais aussi celle des idéologies. Trop longtemps, on n'a étudié, dans l'abstrait, que les théories ; trop longtemps seules les confédérations ont fait l'objet de travaux et encoré ceux-ci étaient-ils généraux et utilisaient toujours les iriemes documents. Peu a peu une histoire plus scientifique, plus fouillée, a permis une approche différente qui nous fait connaître mieux la réalité ouvriere, les cadres économiques, les fédérations, les unions départementales, les adhérents des syndicats eux-memes, le détail des greves. A des études idéologiques, générales, succedent des travaux partiels, minutieux, quantitatifs auxquels une discipline universitaire donne rigueur et sérieux, mais qui ne sont pas exempts d'académisme et a qui certains reprochent de désamorcer la portée révolutionnaire de l'histoire ouvriere. Dans ces histoires, les militants d'envergure nationale ont été parfois étudiés, pas toujours bien d'ailleurs. Il a fallu attendre le dictionnaire biographique entrepris par Jean Maitron pour connaître le détail des vies des plus grands, comme des plus obscurs. Le beau livre de Jacques Julliard sur Fernand Pelloutier, la these de Christian Gras sur Alfred Rosmer ont montré l'apport des biographies individuelles. Ils ont surtout remis a une place plus juste des hommes représentant un courant du mouvement révolutionnaire sur lequel le silence avait été fait.
La trace que laissent les militants dans l'histoire dépend moins de leur valeur propre et de leur action que de l'écho qui en est donné. Certains militants, certaines tendances ont été véritablement laminés, jugés sommairement, rejetés ou, pire en-