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Lettre de Claudine a Wiliij
Vous m'abandonnez ! Apres avoir raconté mes débuts dans votre ClELUcline a l'Ecole ; apres avoir célébré, dans Clanidine a Pacris, le coup de tete que fut mon mariage ; apres avoir excusé, dans Claudine en ménage, mon consentement a la dangereuse tendresse de Rézi la blonde, et dans Claudine s'en va ma pitié câline pour la détresse enfantine d'Annie, aux yeux transparents, voila qu'il vous plaît d'élire une autre favorite et de détailler, avec complaisance, dans la Maîtresse du Prince Jean, les fetes et gestes d'une tragédienne vénale et sensuelle !
Quelles fetes ! Et quels gestes surtout ! 11 faudrait, pour les narrer de façon congrue (l'étrange mot), la verve débraillée de votre gros ami Maugis. Votre Gaë-tane donne au prince Jean, amant honorable et honoraire, des coadjuteurs plus râblés et fort nombreux, car elle s'adjuge au dernier et plus offrant chérisseur, jusqu'au jour ou, en faveur d'un poete, riche seulement de rimes, elle se départ de sa devise : « Comme on fait son prix, on se couche ».
Que vous et votre illustrateur {Willy, Wély, Vici!) ayez un gros succes, c'est tout le mal que vous souhaite
Claudine.