Bővebb ismertető
INTRODUCTION
OUR beaucoup de personnes, l'histoire de la peinture entre 1/85 et 1820 se réduit a l'histoire de l'école davidienne ; l'art de cette époque est jugé froid, solennel, ennuyeux et guindé. Les études publiées depuis une vingtaine d'années (1) ont, au contraire, montré la variété de ce temps. L'école classique elle-meme est riche de talents, que la disparition de la tutelle académique et le recul d'un siecle nous permettent de juger avec plus d'impartialité. On s'aperçoit alors que certains de ces artistes ont possédé des qualités éminentes ; on constate que leur austérité sait parfois sourire avec la grâce du xvilf siecle, que leur oil est sensible au spectacle de la nature et que leur âme s'agite aux premiers souffles du romantisme.
La réaction davidienne n'est pas un phénomene subit ; elle est le résultat de causes anciennes. Des i/ôô-i/ôo, avait commencé la campagne contre l'art aimable, galant, clair, décoratif qui régnait en France depuis quarante ans. Déja Cochin et Diderot condamnaient Nattier et Boucher au nom de la vraisemblance et de la raison. Les contemporains de Rousseau reprochaient a cet art d'etre l'expression d'une société corrompue et prechaient le retour a la nature et aux mâles vertus des anciens. Or, a la meme époque, l'antiquité semblait renaître de ses ruines : a Rome, les fouilles exhumaient des statues et des vases de marbre.
(1) On consultera sur la peinture de cette époque les ouvrages d'ensemble suivants : Fr. Benoit, l'Art joit., la Réi>olulton et l'Einpirc, Paris, in-^'^, 1897 ; L. Rosenthal, la Pein/iire ramaiilr/ite, Paris, in-4®, s. d. ; R. Schneider, Quatretiure De Qalncy et Mii Inteiveiition daiiô le,) arta, Paris, 1910, in-8° ; L. llautecour, Rome et la de raniiqtitU a la. fin du XP^IIl^ ôiecle, Paris, 1912, în-8®.