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JC/ LISABETH ralentit le pas, serra tendrement le bras de sa mere et dit, en la regardant de biais, avec insistance : Tu sais, maman, j'ai encore réfléchi a la proposition de M*" Duversoy!Moi aussi, dit AméUe.Tu ne trouves pas que ce serait merveilleux?Il faut envisager le pour et le contre.Il n^y a pas de contre !Si, Élisabeth. Tu t'imagines loin de nous, seule, a Paris?Un feu de révolte brilla dans les yeux d'EUsabeth. Elle s'attendait a cette réplique. Quand donc admettrait-on qu'elle n'était plus une jeune fille, mais une femme de vingt-trois ans, capable de choisir son destin? A la voir vivre aupres d'eux, a Megeve, apres son divorce, ses parents s'étaient figurés évidemment qu'elle ne pourrait plus les quitter que pour un nouveau mariage. Il était temps de les détromper. Je t'en prie, maman! dit-elle, cesse de me traiter comme si j'étais une gamine! Que veux-tu qu'il m'arrive a Paris! Attaquée brutalement, Amélie n'osa définir les raisons de son inquiétude. Devait-elle avouer qu'elle n'avait plus en sa fille la meme confiance que jadis?