Bővebb ismertető
Iotre pelerinage imaginaire aux différents styles de la sculpture africaine nous menera sur les traces des premiers explorateurs européens les navigateurs portugais du xv siecle. Eux non plus ne furent pas indifférents a l'art autochtone qu'ils découvrirent en pleine floraison. Peu apres le Cap Vert, cet art se présente a nous brusquement, presque brutalement. En effet, les premieres productions artistiques que nous rencontrons en Guinée portugaise et le long de la cőte de la République de Guinée sont dominées par la plus vigoureuse et la plus intransigeante de toutes les images africaines : le grand masque nimba des Baga (cf. Fagg, Sculptures africaines : les univers artistiques des tribus d'Afrique noire, planche 4). Sa puissante tete en surplomb exprime d'une façon particulierement impressionnante la notion de croissance qui est au centre des religions africaines, et que l'Europe oublia lorsque les légions romaines y apporterent la civilisation et la détribalisation.D'autres tribus voisines, appartenant au meme groupe linguistique (groupe sénégalo-guinéen) les Bijugo, les Nalu et les Landuman ont, elles aussi, des masques et des figures caractéristiques (op. cit., planches 1-3). On les a représentées ici par un exemple de l'art baga (planche 1), moins monumental et plus séduisant, mais qui illustre presque aussi bien que les masques nimba le souci de donner une interprétation sculpturale de cette notion de croissance. C'est un sommet de coiffure de danseur représentant un calao, et la courbe exponentielle du bec fournit le leitmotiv de toute la composition sculpturale.