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La íiin de l'époque Héian (ix® siecle) et l'époque Fujiwara (x-xir® siecles) furent des périodes de civilisation brillante, et fort importantes par le fait qu'elles virent se fixer la langue japonaise et naître ses premieres grandes ouvres littéraires. Ces ouvres n'ont d'ailleurs pas cessé d'influencer le gout et la sensibilité des Japonais, chez qui i'amour de la tradition et des choses du passé est une caractéristique fondamentale. Gout et sensibilité un peu féminins, parfois, dans leur sens de l'exquis (l'autre face de la médaille nous montrant, en revanche, la virilité magnifique du samourai); mais comment s'en étonner, puisque les deux premiers chefs-d'ouvre de la prose, le Genji Monogatari (Histoire du prince Genji), de Murasaki Shikibu, et le Makura no soshi (Notes de chevet), de Sei Shonagon, furent écrits par des femmes, des dames d'honneur de la cour — raffinées parmi les raffinés ?
Il faut dire qu'a l'époque Fujiwara l'influence de la Chine était a ce point prépondérante dans la société aristocratique que les hommes, dans leurs écrits, ne se servaient guere que de sa langue et de ses idéogrammes; et ils n'avaient pas de plus haute ambition que d'égaler les poetes et les philosophes chinois. Ils laisserent donc aux femmes — en ce temps-la égales