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Sous les shoguns Tokugawa, le Japon connaît enfin la paix et la richesse matérielle, mais la nouvelle aristocratie qui, a la suite des bouleversements politiques et sociaux, détenait désormais la fortune et le pouvoir, n'avait pas eu le temps d'acquérir les solides vertus traditionnelles d'autrefois dans sa trop rapide ascension.
Les samourais eux-memes, que la paix avait comme « déclassés », ne savaient plus a quoi employer leurs deux sabres. Ils étaient devenus ronins (samourais sans maître) pour la plupart. Et maintenant que leur sentiment de l'honneur, leur mépris de la mort ne trouvaient plus d'autre issue que les duels et les vendettas, les shôguns s'appliquaient a modérer ces hautes qualités devenues plutôt inopportunes.
L'esprit du Zen, n'ayant plus la bataille pour se confirmer, s'était réfugié dans les monasteres. Il avait déserté l'atelier des peintres et ne s'exerçait plus guere, outre le théâtre de Nô, que dans la cérémonie du thé et l'art de l'arrangement des fleurs. De meme que le paysage sumi-é (voir volume IÍI), ces deux « doctrines » avaient pour fin d'amener l'âme, par-dela les recherches d'une perfection extérieure, a participer intuitivement au mystere des choses et.