Bővebb ismertető
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PREFACE ^
régions du Nord étaient soumises a l'autorité des Empereurs ' germaniques, dont l'élection au titre de roi de Hongrie se faisait de plus en plus automatiquement. Quant a la partie orientale de sa patrie, cette Transylvanie encore florissante au début du siecle, c'est précisément la funeste campagne menée en Pologne par son propre grand-pere, György (Georges) II Rákóczi, qui en avait fait la proie des Turcs et des Tartares : diminuée dans ses forces vives, elle maintenait péniblement, a l'ombre de l'Empire ottoman, son statut d'autonomie partielle.
Quelque douze ans plus tôt, la cour de Vienne avait conclu avec Constantinople la paix de Vasvár, désavantageuse pour la Hongrie qui perdait a cette occasion deux importants « châteaux forts des confins », c'est-a-dire de ce qui restait de la Hongrie et de sa partie occupée par les Turcs. A l'issue d'un conflit ou les troupes impériales avaient eu le dessus — notamment grâce a l'intervention de volontaires français — la signature d'un tel accord représentait une contradiction flagrante et de nature a démontrer clairement, meme a ceux des aristocrates hongrois qui s'étaient ralliés au parti impérial, que Vienne, puisqu'elle donnait la prépondérance a ses intérets en Europe occidentale, n'aiderait guere la Hongrie a chasser I les Turcs de son territoire. C'est encore la politique adoptée
par la cour impériale qui est essentiellement a l'origine de la conjuration d'aristocrates liée au nom du palatin Ferenc Wesselényi. Au demeurant fort mal préparé, ce complot devait se terminer de façon tragique, auréolant ainsi de la meme gloire les tentatives des conjurés pour défendre les intérets légitimes de la nation et ceux, périmés, de la classe nobiliaire, que Vienne avait lésés simultanément. François I" Rákóczi avait pris part, lui aussi, a la conju-^ ration et seule l'intervention de sa mere, Zsófia (Sophie)
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