Bővebb ismertető
PréfaceVous allez lire, peut-etre pour la premiere fois, Le Barbier de Séville de Monsieur Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Mais, quand il écrit sa piece, ce n'est point pour qu'on la lise, mais pour qu'on la voie et qu'on l'entende ; non point pour qu'elle soit rangée dans une bibliotheque, entre un conte de Voltaire et un essai de Montesquieu mais pour qu'elle prenne vie sur scene, par la voix et le corps des acteurs. Elle a besoin du décor, des costumes et des lumieres de la rampe. Alors, un peu d'imagination Quelques mots avant que le rideau se leve : il est beaucoup d'auteurs dramatiques dont, pour connaître l'ouvre, il n'est pas indispensable de connaître la biographie. Ce que nous savons d'eux n'est pas inutile, mais accessoire. Avec Beaumarchais, si. Il faut connaître sa vie pour décoder son ouvre. Donc, nous sommes en 1775, et notre homme a quarante-trois ans. Derriere lui, une vie déja bien remplie : il fait les quatre cents coups dans son adolescence et pense se suicider par chagrin d'amour ; invente, a vingt ans, un systeme d'échappement pour les montres ; devient contrőleur a la Cour a vingt-trois ans, se marie, a vingt-quatre, avec une veuve, son aînée de presque dix ans, et qui le laisse veuf l'année suivante, avec des dettes et le nom de Beaumarchais qu'il ajoute a celui de Caron, écrit des Parades pour le salon de Mme d'Étiolés, c'est-a-dire Mme de Pom-padour ; a vingt-sept ans, il donne des leçons de harpe[ i11 Í ' . :I ,I 'i i;