Bővebb ismertető
Avant-propos du traducteur
Une grande aventure,
un grand témoignage sur Tlslam
Lahore, cour de l'Islam indo-pakistanais, perle du Pendjab, siege de la plus grande mosquée du monde, vivait dans l'attente du Ramadan. Depuis que la nuit était tombée, des observateurs s'étaient postés sur les terrasses des maisons pour guetter l'apparition du croissant de lune annonçant le début du mois sacré qui, avec ses austérités entrecoupées de réjouissarwes, invite au recueillement et renouvelle la ferveur meme de ceux qui, le reste de l'année, négligent les pratiques de la religion. Au bout de quelques heures, des clameurs retentirent : « Le croissant a été aperçu! » Alors les hommes se mirent a réciter des prieres et des litanies de circonstance et les femmes activerent la préparation du repas qui devait permettre de supporter le jeune du jour qui allait suivre.
Ce fut cette nuit-la, celle ou le monde de l'Islam semble se rapprocher du ciel et ou se réaffirme la conscience d'etre musulman, que je fis la connaissance de Muhammad Asad. Des amis pakistanais m'avaient convié a dîner avec d'autres Pakistanais, mais celui-ci n'en avait guere la physionomie. Il était indéniablement Européen, et pourtant il paraissait parfaitement intégré a ce milieu oriental. Les autres le traitaient comme l'un des leurs, me disant qu'il était leur compatriote et leur frere. Je dévisageais avec curiosité cet homme a l'expression énergique, car je savais de réputation qu'il s'agissait d'une personnalité remarquable a divers égards et que sa destinée aventureuse avait de quoi retenir l'attention de tous ceux qui portent quelque intéret a l'Orient musulman. En effet, en ce printemps 1957 ou fetais en repórtele au Pakistan, Le Chemin de la Mecque, contant les premiers épisodes de son aventure intérieure et extérieure, avait déja paru dans plusieurs langues, lui conférant une certaine célébrité.
Cependant f avais entendu mentionner son nom bien avant qu'il ne songeât lui-meme a écrire ce livre. C'était en 1949, a New Delhi, ou fetais correspondant de presse. Parlant du Pakistan, dont ils regrettaient la création, des Indiens m'avaient parlé de cet « Autrichien » qui, curieusement, avait pris fait et cause pour les musulmans, allant jusqu'a s'identifier