Bővebb ismertető
Editorial
« elle lui chantait dix fois, cinquante fois la meme berceuse : - Chut I petit papillon volage, Nous allons partir en voyage. » Endre Fejes
Surnommée la « Perle du Danube », Budapest est une des plus belles villes d'Europe.
Les deux rives du centre ont été déclarées « patrimoine de l'humanité » par l'Unesco. Côté Buda, la Colline du Château tout crénelé par le Bastion des Pecheurs, semble écrasée sous le poids de l'imposant édifice des anciens palatins hongrois. La statue de l'éveque Gellért, précipité du haut de la colline dans le Danube par la population qui refusait de se soumettre au catholicisme, est figée dans la pierre, brandissant la croix pour l'éternité sur Pest qui s'étale a ses pieds, de l'autre côté du fleuve. La, en bas, au bord du majestueux Danube, le Parlement, une dentelle de pierre, lance ses innombrables pinacles et fleches, telles une imploration, vers le ciel La Hongrie, l'un de nos proches voisins est-européens, cependant quasiment inconnue, est facilement accessible depuis l'ouverture du Rideau de Fer. Le pays lui-meme n'est qu'une suite d'heurs et de malheurs au long d'une histoire mouvementée, qui se refletent dans l'incroyable richesse architecturale de ses monuments. Les anciens palais ne sont que plus magnifiques, drapés dans leur décrépitude et déclinés en Renaissance, Zopf (baroque tardif) ou Sécession (Art nouveau hongrois). Dans la capitale meme, on trouve des bains d'un baroque flamboyant du temps de Sissi et des Mayerling, des bains de vapeur encore plus anciens, dont les coupoles vert-de-gris surmontées du croissant attestent de la longue domination turque au Moyen Age.
Les hongrois, ou Magyars comme ils se nomment eux-memes, sont un peuple aux origines obscures bien qu'ils se plaisent a se réclamer d'Arpad, cavalier conquérant venu des steppes d'Asie centrale s'établir dans le delta du Danube, a la tete de sept tribus nomades. Leur langue ne ressemble a aucune autre, sauf au finnois. Sa conversation est un autre miracle, le pays ayant subi les déferlement des Huns, la domination ottomane, la cohabitation germanique sous l'empire Austro-hongrois, et meme le repeuplement slave et souabe conséquence des guerres, innombrables, qui ont balayé le territoire.
iJimage la plus connue de la campagne hongroise est probablement la vaste Puszta (Alfôd en hongrois), grande plaine aux horizons infinis. Ici, pour les touristes, d'intrépides cavaliers, fideles fils d'Arpad, montent a cru une «Troika» de chevaux lancés au grand galop. C'est aussi de la Pustza que vient le goulasch, célebre soupe des bergers parfumée au paprika. Les élevages d'oies, nombreux aux alentours fournissent un excellent foie gras. En remontant vers le nord, Tokaj est une région de vendanges tardives, nectar déja apprécié par Louis XIV qui le nommait « le vin des rois et le roi des vins ».
Bon appétit et bon voyage