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Que peut devenir rhomme ?
Il y a plus d'un demi-siecle de cela, a Noël, ce qui vint a l'esprit au jeune poete Attila József, âgé alors de i8 ans, c'est qu' « il faisait moins de 20 degrés sinon davantage ». Et le froid le fit penser a ces gens qui n'ont rien a mettre sur le feu ni a se mettre sous la dent, qui n'ont pas de toit « sous lequel les gens se réchauffent meme sans bois de feu ».^
Le poete, était-il un rabat-joie ? Ses vers, manquaient-ils de la « chaleur de l'amour » ? Ma foi, non. Mais, dans un monde cruel, il subodorait l'hypocrisie de gens qui, nombreux, cherchaient a camoufler sous l'illusion de la fete les itmombrables maladies et maux incurables de la société, et il en souffrait au plus profond de son etre.
Nous autres, nous n'avons nul besoin de mensonges ni d'illusions, pas plus que de cette union factice créée uniquement par des occasions solennelles : les fetes actuelles de notre nation désormais libre, tout comme les belles fetes traditionnelles, mais toujours vivantes de notre peuple, font apparaître une union réelle, socialiste. Comment nier que notre peuple, depuis qu'il fut libéré avec l'aide de l'Union Soviétique et qu'il appartient a la communauté socialiste, a développé ses talents créateurs comme jamais auparavant. Des lors comment mettre en doute que ceux qui ont instauré un systeme social nouveau, conçu et réalisé nos nouvelles usines, centrales et quartiers d'habitation, sorti le monde rural d'un retard séculaire, éduqué et formé une génération née apres la libération et arrivée depuis a maturité, se soient formés et façonnés eux-memes, qu'ils soient devenus ou soient en train de devenir, d'en cerner le cheminement, le développement et l'enrichissement.
' Attila József (1905-1937), poete hongrois, un des représentants les plus marquants de la poésie du xx® siecle, et de la poésie socialiste en particulier.—La citation est extraite de son poeme intitulé Karácsony (Noël), 1923.