Bővebb ismertető
YOLTAIKE A MILORD HARVEY
ajtSDS DBS SCSAUZ D'AMOLETEaUB.
1740.
Milord,
Soyez un peu moins fâché contre EQoi do ce que j'appelle is iiecle dernier le siecle de Louis XiV. Je sais bien que Louis XI v" n'a pas eu l'honneur d'etre le maître ni le bienfaiteur d'un Bayle, d'un Newton, d'un Halley, d'un Addison, d'un Dryden; mais dans le siecle qu'on nomme de Léon X, ce pape Léon X avait-ii tout fait? N'y avait-il pas d'autres princes qui contribuerent a polir et a éclairer le genre humain ? Cependant le nom de Léon X a prévalu, parce qu'il encouragea les arts plus qu'aucun autre. Eh ! quel roi a donc en cela rendu plus de services a l'humanité que Louis XIV? Quel roi a répandu plus de bienfaits, a marqué plus ds gout, s'est signalé par de plus beaux établissements? Il n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire, sans doute, parce qu'il était homme ; mais il a fait plus qu'aucun autre, parce qu'il était un grand homme; ma plus forte raison pour i'estimer beaucoup, c'est qu'avec des fautes connues il a plus de réputation qu'aucun de ses contemporains ; c'est que, malgré un million d'hommes dont il a privé la France, et qui tous ont été intéressés a i© décrier, toute l'Europe l'estime, et le met au rang des plus grands et des meilleurs monarques.
Nommez-moi donc, milord, un souverain qui ait attiré chea lui plus d'étrangers habiles, et qui ait plus encouragé le mérite dans ses sujijts. Soixante savants de l'Europe reçurent a la fois des récompenses de lui, étonnés d'en etre connus.
« Quoique le roi ne soit pas votre souverain, leur écrivait M. Colbert, il veut etre votre bienfaiteur; il m'a commandé de vous envoyer la lettre de change ci-jointe, comme un gage de 6on estime. » Un Bohémien, un Danois, rec^vaientde ces lettres datées de Versailles. Guglielmini bâtit une maison a Florence des bienfaits de Louis XIV; il mit le nom de ce roi sur le frontispice, et voua ne vouiez pas qu'il soit a la tete du siecle doai ie parlftl