Bővebb ismertető
Avant-propos
Jean Faucher
Claude et moi, nous pouvons avouer que nous avons atteint des âges honorables. Meme si nous n'avons jamais douté de la respectabilité de nos jeunes années, nous étions sans impatience pour approcher, voire dépasser, le septuagénat ou l'octogénat.
Mais nous avons pensé, avant que notre mémoire ne se détériore completement, qu'il serait agréable de profiter de cet été 2006 pour converser, faire renaître quelques souvenirs, évoquer des moments dont on peut etre fier, ou des avatars que nous avons peut etre oubliés, mais dont on se serait bien passé. A nos âges, nous avons pensé que si le présent n'est pas tellement enthousiasmant, il peut etre éclairé par l'évocation de certaines heures de notre passé.
Quand avec un ami on remue ses souvenirs, c'est comme si on se regardait dans un miroir. Mais un miroir qui réfléchit et vous interpelle.
Comme un ami il n'hésite pas a vous louer ou a vous critiquer.
Un ami vous loue sans ostentation, sans exagération ; s'il vous fait quelques menus reproches, ils sont intelligents, parfois constructifs, toujours compréhensifs. Qu'un ami est une douce chose.
D'autant plus douce lorsque les deux amis sont âgés et qu'ils ont vécu les memes instants, ceux de la disparition de l'époque Duplessis, ceux de la Révolution tranquille, des exces du FLQ, de la souveraineté, de l'Expo 67, de la multiplication des canaux de télévision, du passage du 20^ au 2P siecle, de nos retraites, enfin tout ce qui a marqué nos parcours communs. Oui, cela fortifie nos amitiés qui ont résisté a ces événements d'actualité, sans parler de l'évocation des grands hommes, voire des anonymes, que nous avons connus, appréciés, fréquentés, avec qui nous avons parfois dialogué.