Bővebb ismertető
INTRODUCTION1.Károly Pap avait juste vingt-six ans lorsque, a l'automne 1923, apres de longues hésitations, il se rendit chez Lajos Mikes, excellent directeur de journal et personnage de grand renom (tres judicieusement appelé, par un de ses amis, le Paulhan hongrois). Mikes lut les fiévreux poemes expressionistes du poete aux yeux hagards, a l'extérieur débraillé, et lui dit : Pour le moment, j'ai l'impression que c'est a moi de vous prendre en charge A condition, bien entendu, que vous mettiez une sourdine a vos hurlements, a vos jugements derniers, et que vous écriviez en prose. Vous devez vous réfugier dans la prose, sans quoi on vous assommera. Károly Pap se le tint pour dit. Du moins en apparence. Il se mit a écrire des contes et des romans. Mais des contes et des romans poétiques.Au moment ou Mikes publiait sa premiere nouvelle. Károly Pap avait derriere lui une enfance et une jeunesse riches d'expériences et de souffrances. La premiere grande expérience de sa vie avait été la famille. Son pere, grand rabbin d'une ville de la Hongrie occidentale, Sopron (pres de la frontiere austro-hongroise ) était un homme érudit, auteur de différentes études sur le rőle littéraire des themes bibliques; prédicateur de renom, il avait la réputation comme l'écrivait un de ses contemporains d'homme âpre au gain, et hypocrite; sa femme, personne orgueilleuse, se promenait avec morgue dans les rues de la ville. C'est ainsi que le fils nous présente son pere dans ses récits et dans le roman Azarel, mais, il en agrandit la figure vue par ses yeux d'enfant, d'une maniere presque mythique, le redoutant et se querellant avec lui, a l'instar de Kafka dans sa célebre lettre angoissante, adressée a son pere. Mais Kafka n'eut pas la force de se détacher de la maison familiale, tandis que Károly Pap, indompté, irascible, défiant toute violence et tout mensonge, rompit de tres bonne heure avec ses parents. Apres son baccalauréat, en 1915