Bővebb ismertető
NOTE
Assurément, il se publie toujours, en tous pays et en toutes langues, des livres dont les vms sont tenus pour des ouvrages de critique ou de réflexion, les autres portent le titre de roman, d'autres se disent poemes. Il est probable que de telles désignations dureront, de meme qu'il y aura encore des livres, longtemps apres que le concept de livre sera épuisé. Cependant, il faut d'abord faire cette remarque : depuis Mallarmé (pour réduire celui-ci a un nom et ce nom a im repere), ce qui a tendu a rendre stériles de telles distinctions, c'est que, a travers elles' et plus importante qu'elles, s'est fait jour l'expérience de quelque chose qu'on a continué a appeler « littérature », mais avec un sérieux renouvelé et, de plus, entre guillemets. Essais, romans, poemes semblaient n'etre la, n'etre écrits que pour permettre au travail de la littérature (considérée alors comme une puissance singuliere ou une position de souveraineté) de s'accomplir et, par ce travail, de se dégager la question : « Qu'est-ce qui est en jeu par ce fait que quelque chose comme l'art ou la littérature existerait? » Question extremement pressante et historiquement pressante (je renvoie ici a certains textes de VEspace littéraire et du Livre a venir, ainsi qu'aux pages intitulées La littérature et le droit a la mort), mais que dérobait et continue de dérober une tradition séculaire d'esthétisme.
Je ne dirai pas que ce moment est dépassé : cela n'aurait guere de sens. Quoi que nous fassions, quoi que nous écrivions — et la magnifique expérience surréaliste nous l'a montré —, la littérature s'en empare et nous sommes encore dans la civilisation du livre. Toutefois, le travail et la recherche littéraires — gardons ce qualificatif — contribuent a ébranler les principes et les vérités abrités par la littérature. Ce travail, en corrélation avec certaines possibilités du savoir, du discours et de la lutte politique, a fait émerger, non pas